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Tous les chefs d’états sont malades et non seulement le président Bouteflika

 

 

 

Tous les chefs d’états sont malades et non seulement le président Bouteflika

l'Américain Ronald Reagan. Opéré en 1985 d'un cancer au côlon, il acheva à grand-peine son second mandat, en 1988, alors qu'il était déjà atteint par la maladie d'Alzheimer, qui l'engloutit à présent. Depuis la fondation de la Ve République, deux présidents malades ont aussi dirigé la France, Georges Pompidou et François Mitterrand. Le premier, marqué par les ravages dus à la cortisone, cacha sa maladie sanguine jusqu'à sa mort, en 1974. Le second dissimula onze ans un cancer de la prostate. Néanmoins, comme Reagan, ils restèrent au pouvoir.
Au Portugal, deux ans de coma entretenu pour Antonio Salazar, 79 ans en 1968. En Espagne, un mois d'activisme chirurgical fou pour Francisco Franco, 83 ans en 1975. En Yougoslavie, quatre mois de supplices pour Josip Tito, 88 ans en 1980. D'autres autocrates ont enduré des tortures comparables. Parmi eux, Iouri Andropov et Konstantin Tchernenko en Union soviétique, Houari Boumediene en Algérie, Ferdinand Marcos aux Philippines.
Hassan II souffre d'une iléite, ou maladie de Crohn. Il s'agit d'une inflammation ulcéreuse et sténosante d'un segment de l'intestin grêle, qui siège à sa partie terminale, et se combine avec une colite. Elle s'accompagne d'une hyperplasie des follicules, des ganglions, et prend une allure chronique. Ce mal se traduit par des malaises intestinaux tenaces, débilitants. Soigné par des médecins américains, qu'il rencontre depuis des années, qui le traitent avec des anti-inflammatoires et, parfois, de la cortisone, Hassan II présenterait par ailleurs une sensibilité grandissante à l'athérosclérose. Signée par des petits accidents, répétitifs, pudiquement dissimulés sous le vocable de "bronchites".
Eltsine, en premier lieu, a un passé cardiaque alarmant. Grand coronarien, il a subi six hospitalisations durant les premières années de son règne, motivées par des crises vasculaires, dont deux infarctus. Après l'avoir préparé pendant deux mois en vue d'une opération lourde, ses médecins l'ont accueilli une fois de plus à la clinique du Kremlin, le 5 novembre 1996. Et ils ont effectué cinq pontages sur les deux coronaires. L'intervention a témoigné de leur maîtrise. Elle signifie aussi que le coeur d'Eltsine est endommagé.
Vaclav Havel, 61 ans, président de la République tchèque, a été opéré d'une tumeur au poumon droit en 1996. Un de ces cancers qui angoissent. Les essaimages sont fréquents, les pronostics restent incertains. Il ne s'est pas retiré.
Cette année, depuis quelques semaines, il ressentait des malaises diffus à l'abdomen. Ses médecins avaient prescrit de la cortisone, en vogue à Prague en ce moment. Une substance délicate à doser, sur diagnostic précis; elle déprime vite les défenses naturelles, facilite la montée des infections. Alors qu'il se reposait en Autriche, on a hospitalisé Vaclav Havel en hâte, à Innsbruck, le 14 avril. Perforation du côlon. Les complications de la diverticulite dont il souffrait ont entamé un peu plus les réserves de son organisme.
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