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Guerre au terrorisme/L e mensonge institutionnalisé

Guerre au terrorisme

L e mensonge institutionnalisé

David Barstow a découvert que le Pentagone a utilisé, sous couvert d'objectivité, ces analystes soi-disant indépendants pour lancer et entretenir une couverture médiatique favorable à l'administration Bush en temps de guerre.

Cette campagne a commencé avec le battage préparatoire à la guerre en Irak et se poursuit encore de nos jours.

Elle a tenté d'exploiter les allégeances idéologiques et militaires et aussi une dynamique financière très puissante. La plupart des analystes sont à l'emploi de fournisseurs de l'armée américaine impliqués dans les politiques militaires, qu'on leur demandait d'évaluer à la télévision.

Ces relations d'affaires sont rarement dévoilées aux téléspectateurs, et parfois, même pas aux réseaux de télévision. Mais dans l'ensemble, écrit David Barstow, il y a plus de 150 entrepreneurs de l'industrie militaire impliqués:

          des lobbyistes;

          des cadres d'entreprise;

          des membres de conseil d'administration;

          des consultants.

Ces industries militaires, petites ou grandes, font partie d'un vaste réseau qui brasse des centaines de milliards de dollars, générés par la guerre que l'administration Bush a déclarée au terrorisme. La concurrence est vive et l'accès à des informations privilégiées et aux officiers supérieurs de l'appareil gouvernemental est très appréciée.

Selon les informations obtenues par Barstow, l'administration Bush a tenté de transformer ces analystes en une sorte de cheval de Troie, un outil destiné à façonner de l'intérieur la couverture sur le terrorisme des grands réseaux de radio et de télévision américains.

La préparation de ces analystes comprend:

          la participation à des centaines de séances de briefing avec des officiers supérieurs de l'armée;

          des voyages en Irak;

          l'accès à des documents secrets;

          la participation à des briefings donnés par des officiels de la Maison-Blanche, du secrétariat d'État et du secrétariat de la Justice, dont Dick Cheney, Alberto R. Gonzales et Stephen J. Hadley.

En retour, les membres du groupe se sont faits les porte-voix de l'administration Bush, parfois même quand ils soupçonnaient que l'information était fausse ou grossie. Certains analystes, selon David Barstow, ont admis avoir mis leurs doutes de côté parce qu'ils craignaient de mettre en danger leurs entrées à la Maison-Blanche.

Quelques-uns ont exprimé des regrets pour leur participation à ce qu'ils considèrent comme un effort pour duper le peuple américain avec de la propagande déguisée en analyse militaire indépendante.

SOURCE RADIO CANADA