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Révélations sur la mort de Didier Contant/Contant victime d.un groupe composé de journalistes francais

 

 

Révélations sur la mort de Didier Contant

le journaliste Contant  victime d.un  groupe   composé de journalistes, d’éditeurs, d’avocats et d’organisations des droits de l’Homme.

 Auteur : teamkiller

 

le : 04.03.2007

 

 

Dans Le huitième mort de Tibhirine qui vient de paraître, Rina Sherman met à nu la campagne de dénigrement dont a été victime le journaliste Didier Contant, par un groupe qu’elle identifie comme étant composé de journalistes, d’éditeurs, d’avocats et d’organisations des droits de l’Homme.

 

Au mois de février de l’année 2004, Didier Contant fait une chute mortelle depuis le balcon d’une résidence de l’une de ses connaissances. Sa compagne la Sud-Africaine, Rina Sherman, livre dans le livre, Le huitième mort de Tibhirine qui vient de paraître, les conclusions de sa propre enquête sur ce drame qu’elle lie étroitement à la campagne de dénigrement dont a été victime le journaliste, par un groupe qu’elle identifie comme étant composé de journalistes, d’éditeurs, d’avocats et d’organisations des droits de l’Homme.

Dans la préface du livre en question, Antoine Sfeir écrit : “Je ne sais pas si Didier Contant a été tué, est mort accidentellement ou tout simplement a été victime de circonstance non élucidée. En revanche, c’est que la mort d’un confrère, quelle qu’elle soit, mérite qu’on y porte un intérêt.”

Les tracasseries de Didier Contant commencent avec la publication dans Le Figaro Magazine de décembre 2003 d’une enquête dans laquelle il cite le témoignage du jardinier du monastère de Tibhirine enlevé en même temps que les moines, accusant le GIA d’être derrière ce drame. À Paris, certains de ses confrères laissent entendre que Contant travaille pour les services français et algériens, déconseillant aux rédactions toute publication du reste de son travail. Le Figaro renonce effectivement à publier la suite de ses reportages, sous prétexte qu’il s’était rendu en Algérie, sans ordre de mission du journal. Selon sa compagne, Contant vit cette campagne comme “une catastrophe professionnelle”. Il se sent, épié, traqué, calomnié jusqu’à perdre la capacité de gagner sa vie. Alors, il traque. Poussé par son envie de comprendre, de dévoiler la vérité, l’auteur du livre défonce des portes, multiplie les contacts avec tous ceux qui sont concernés de près ou de loin par cette affaire, pour arriver à dévoiler certains oublis dans l’enquête diligentée par la police.

Caroline Fourest, dans Pro Croix du 20 février 2007, situe le problème et “pointe du doigt l’effet mortel des campagnes de désinformation ayant eu cours durant la période des attentats en Algérie quand les intégristes assassinaient et que des journalistes français préféraient se demander qui tue qui ?” Ceux-là accusaient le moindre journaliste indépendant enquêtant sur ces réseaux intégristes — comme Didier Contant sur l’affaire des moines de Tibhirine — d’être vendu aux services secrets algériens. Il en est mort. Et Rina Shermann, sa compagne, “ne leur a jamais pardonné”. Pour sa part, le journal de la gauche républicaine pense que le livre est “un réquisitoire implacable contre la lâcheté et contre une certaine presse, dite libre qui cherche à museler des versions pourtant étayées mais qui dérangent”.

Si aujourd’hui, la presse française commente largement la parution du livre, à l’époque de la mort de Contant, seul un Jean-Francois Kahn de l’hebdomadaire Marianne ose poser la question de la responsabilité des confrères de Didier de Canal+, dans sa mort. Condamné une première fois en diffamation, il gagne le procès en appel.

Contant a été victime, estime sa compagne, d’un lobby qui voulait à tout prix blanchir l’islamisme. Ce qui fait dire à l’archevêque d’Alger Henri Tessier lors d’un hommage rendu à Blida au journaliste : “Il y a en France des simplifications parfois criminelles sur ce qui se passe en Algérie.”