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300 espions du Mossad actif en Tunisie / agent du mossad surveille des cibles et recrute les espions. sur l’algerie/ le grand rôle Freedom House dans la propagation normalisation avec Israël

 

Le Mossad s’active dans le Maghreb….La Tunisie dans la ligne de mire d’"Israël"

300 espions du Mossad  actif en Tunisie  répartis dans trois centres d’espionnage.

Nehman Jelbouag agent du mossad qui    collecte des renseignements sur l’algerie

surveille des cibles et recrute les espions.

associations étrangères  , tel Freedom House, jouent un grand rôle dans la propagation de la culture de normalisation avec Israël, sous la couverture des activités humanitaires".

groupe d’espions à la solde de l’entité sioniste, en Mauritanie.

Le mossad classe  l’Algérie au sein "d’un nouvel axe du mal

Le Maroc  , a été la scène des complots du Mossad

la Tunisie   base des centres d’espionnage  sur toute la région du Maghreb.

le Mossad   intensifié ses activités en Tunisie   sous la couverture d’organisations européennes et américaines qui prétendent avoir des activités caritatives, humanitaires et culturelles".

des branches  du  Mossad   dans les villes de Sousse et de Djerba.

Le Mossad s’active dans le Maghreb….La Tunisie dans la ligne de mire d’"Israël" ... Depuis quelque temps, la région du Maghreb n’était pas une priorité pour les services de renseignement de l’ennemi sioniste.

 Mais les récents développements ont révélé l’accroissement des activités du Mossad sur la scène du Maghreb, à l’issue notamment du "printemps arabe".

Ce qui a lieu dans cette région est-il dû aux répercussions des révolutions populaires et des craintes suscitées chez l’entité sioniste ? Ou bien les tempêtes de changement ont levé le voile qui couvrait les activités d’espionnage israéliennes déjà en cours ?

Les pays du Maghreb Arabe témoignent depuis des mois d’affaires et de scandales qui révèlent la présence de réseaux secrets opérant pour le compte du Mossad israélien.

 Le premier scandale fut avec le démantèlement, au début de l’année 2012, d’un groupe d’espions à la solde de l’entité sioniste, en Mauritanie.

 En Algérie, les regards ont été braqués sur les activités du Mossad, après que les quotidiens locaux ont publié des rapports établis par les services de renseignement de l’ennemi, qui classent l’Algérie au sein "d’un nouvel axe du mal", aux côtés de la Syrie et de l’Iran.
 Le Maroc pour sa part, a été la scène des complots du Mossad, qui ont atteint même des conseillers du monarque.

Un scandale a frappé la Tunisie durant la semaine dernière. Un scandale qui a divulgué des informations sur des larges réseaux du Mossad, comprenant des centres d’espionnage basés en Tunisie et collectant les informations sur toute la région du Maghreb.

M.Abdel Raouf el-Eyadi, président du mouvement Wafa’(Fidelité), dissident du parti "le congrès pour la République" (parti du président Marzouki), avait fait exploser un scandale, en déclarant que "le Mossad avait intensifié ses activités en Tunisie après la révolution, sous la couverture d’organisations européennes et américaines qui prétendent avoir des activités caritatives, humanitaires et culturelles".

Le leader du "parti communiste des ouvriers", Hamma el-Hamami, avait pour sa part lancé un avertissement similaire sur "les réseaux de renseignements israéliens actifs en Tunisie de l’après révolution, profitant du chaos qui a sévi dans le pays, à la suite de la fuite de Zein El-Abedin Ben Ali".

Les informations divulguées par les deux personnalités précitées, ont été conformes avec un rapport publié récemment par "le centre Jafapour les études et les recherches", sur les activités du Mossad dans la région du Maghreb.

Ce rapport a indiqué que la concentration des activités du Mossad sur la scène maghrébine, en Tunisie, a débuté avec la sortie de la résistance palestinienne de Beyrouth et l’établissement de l’OLP en Tunisie, en 1982. Cet intérêt accordé à la Tunisie a reflué après les accords d’Oslo, pour qu’il soit relancé après la révolution tunisienne.

Le rapport a dévoilé que le rapprochement israélo-tunisien après Oslo, fut traduit publiquement par l’ouverture du "bureau de coopération économique israélien" en 1996.

 L’accord sur l’ouverture du bureau a renfermé une clause secrète sur "la mise en place d’un système de coopération entre la Tunisie et le Mossad, dirigé par Shalom Cohen qui est un tunisien juif ayant travaillé dans le département de l’Afrique du Nord au sein du Mossad et ayant présidé dans la même année le bureau du suivi des intérêts israéliens en Tunisie".

 Selon le rapport, Cohen a construit un réseau du Mossad dans la capitale tunisienne, sous la couverture de ses activités diplomatiques prétendues. Un réseau ayant des branches dans les villes de Sousse et de Djerba.

Les informations publiées par le Centre Jafa, sont conformes à celles révélées par Abdel Raouf el-Eyadi, qui a indiqué que ses informations sont tirées de documents et de rapports élaborés par une grande source sécuritaire tunisienne, notamment en ce qui concerne la surveillance du réseau secret du Mossad qui regroupe environ 300 espions, répartis dans trois centres d’espionnage.

Le premier est situé dans la capitale tunisienne, et est dirigé par une personne nommée Nehman Jelbouag, dont les activités sont axées sur l’Algérie. Ce centre collecte des renseignements, surveille des cibles et recrute les espions.

Le second centre est situé dans la ville Sousse et dirigé par DoronBier, dont les efforts sont concentrés sur la Tunisie. 

La mission de ce dernier est de surveiller ce qui reste des activités palestiniennes en Tunisie, des mouvements islamiques salafistes et des groupes opposants et hostiles à la paix avec Israël.

Le troisième centre est situé dans l’ile Djerba et dirigé par Nourit Tsour.

Ce centre concentre ses activités d’espionnage sur la Lybie. Il œuvre de même pour la protection de la communauté juive de Tunisie, principalement habitant à Djerba.

Il s’intéresse en outre à la collecte des informations sur les vestiges des juifs en Tunisie, en Algérie et en Lybie.

En dépit du tollé suscité par la divulgation de ces réseaux, les autorités officielles tunisiennes ont observé un mutisme total et n’ont pris aucune mesure.

Dans un discours publié par le quotidien tunisien (Al-Maghreb), le ministre de l’Intérieur Ali el-Arid, a indiqué que les "déclarations sur la présence de 300 espions du Mossad en Tunisie, opérant sous la couverture d’associations culturelles et d’agences de voyage, sont fausses et irresponsables, car elles perturbent le travail des services de sécurité, s’efforçant jour et nuit de protéger la Tunisie.

 Il faut que chaque personne disposant d’informations sur cette affaire, contacte les services de sécurité pour y enquêter".

Mais les activistes tunisiens hostiles à la normalisation des relations avec l’ennemi, ont considéré que les déclarations du ministre, sceptiques quant à la présence de réseaux du Mossad en Tunisie, s’opposent aux informations diffusées par la chaine télévisée israélienne officielle, dans les premiers jours de la révolution tunisienne.

 La télévision israélienne avait vanté "une opération qualitative du Mossad, effectuée sous la couverture de compagnies européennes.

Une opération qui a rapatrié un groupe d’Israéliens en visite à Djerba, où se trouve la plus ancienne synagogue juive au monde. La synagogue Alghriba à Djerba, est le lieu de pèlerinage pour de milliers de juifs des quatre coins du monde".

Cette annonce a suscité l’étonnement et la suspicion des Tunisiens, car le pèlerinage des juifs à la synagogue de Djerba devait avoir lieu dans le mois de mai et non de janvier, coïncidant avec le début de la révolution tunisienne

Les activistes tunisiens ont rappelé que "les activités et les crimes du Mossad ne sont point nouveaux en Tunisie.

Les avions de chasse israéliens avaient pilonné la banlieue Hammam el-Chatt dans l’automne de 1985, où furent ciblés les bureaux de Yasser Arafat.

Un pilonnage qui a fait plusieurs martyrs tunisiens et palestiniens. Le Mossad avait de même exécuté plusieurs assassinats en Tunisie, dont l’assassinat du planificateur de la première Intifada palestinienne, le martyr Abou Jihad, en 1988".

Après la signature de l’accord d’Oslo, les courants nationalistes et gauchistes et les associations hostiles à la normalisation en Tunisie, ont accusé le dictateur déchu de Carthage de "faciliter les missions du Mossad en Tunisie", comme l’a montré un documentaire intitulé "l’Etat de corruption", diffusé par la télévision après la révolution. 

Le documentaire a rappelé que Ben Ali a joué un rôle essentiel dans les préparatifs de l’accord d’Oslo, en "rapprochant les points de vue entre Israéliens et Palestiniens".

 Il a ensuite pris l’initiative d’ouvrir "un bureau de coopération économique en Tunisie". Ce bureau a entamé ses activités par des contacts avec des intellectuels et des journalistes tunisiens afin de les entrainer dans des activités de normalisation des relations avec l’ennemi.

 Mais la majorité de ces personnes ont refusé toute communication avec l’entité usurpatrice. Le bureau a été plus tard fermé sous les pressions populaires, lors de l’offensive lancée contre les régions de l’autorité palestinienne et du blocus imposé sur le siège du président palestinien défunt Yasser Arafat à Ramallah.

Les mises en garde lancées dernièrement par el-Eyadi et el-Hamami, sont fondées sur des informations et des présomptions confirmées par le militant pour le droit, Ahmad Kehlawi, président de "l’association tunisienne pour la lutte contre la normalisation et pour l’appui de la résistance arabe".

M. Kehlawi a indiqué dans une interview avec Al-Akhbar, qu’un nombre "d’associations étrangères actives en Tunisie après la révolution, tel Freedom House, jouent un grand rôle dans la propagation de la culture de normalisation avec Israël, sous la couverture des activités humanitaires".

Il a dans le même contexte révélé que l’institution "Amideast", qui enseigne la langue anglaise sous la supervision de l’ambassade des États Unis, exhorte les étudiants tunisiens à rejeter l’hostilité à l’égard d’Israël. 

Cette institution promeut des programmes qui semblent appeler à la paix entre les peuples et au dialogue entre les cultures, mais leur objectif principal étant d’ancrer la normalisation".

M.Kehlawi a ajouté: "Israël a perdu un allié puissant et stratégique avec la chute de Ben Ali".
Il a précisé que plusieurs responsables sionistes expriment ce fait explicitement, dont Benjamin Netanyahu et Silvan Shalom, originaire de Tunisie (Né à Kabes) et qui a été reçu par Ben Ali en 2005 durant la tenue du sommet mondial des sociétés de l’informatique.

Une rencontre que les médias tunisiens avaient alors dissimulée.

M.Kehlawi a estimé que les récentes informations divulguées sur les activités du Mossad en Tunisie, sont un motif supplémentaire pour pousser le Conseil Constitutif à approuver l’article 27 du projet de la nouvelle Constitution tunisienne, concernant la pénalisation de la normalisation et la poursuite en justice de tous ceux qui collaborent avec l’entité sioniste.

Il a ajouté que le mouvement "El-Nahda" a refusé d’approuver l’article précité, sous un prétexte démagogique, selon lequel "la Constitution tunisienne vivra plus longtemps que l’Etat d’Israël qui disparaitra inévitablement!!"

La majorité des activistes tunisiens luttant contre la normalisation, estiment que la véritable raison de l’atermoiement du mouvement El-Nahda de l’approbation de l’incrimination de la normalisation, est due aux "pressions américaines exercées sur la troïka au pouvoir et précisément sur le mouvement, afin de l’empêcher d’approuver l’article 27, introduit dans le brouillon de la nouvelle Constitution par les associations de lutte contre la normalisation".

Le suivi israélien

Les autorités sécuritaires et politiques israéliennes ont suivi minutieusement les évènements de Tunisie après la chute de Ben Ali.

Le vice Premier ministre israélien, originaire de Tunisie, fut le premier à se prononcer en public. Il a souhaité "de voir la modération maintenue dans ce pays après la destitution de Ben Ali", espérant que "la communauté internationale interdit aux parties islamistes de contrôler ce pays".

Shalom a estimé que le danger réside dans "le débordement du modèle tunisien sur d’autres pays au voisinage des territoires palestiniens occupés ; un fait qui affectera directement Israël et ses intérêts".

Les déclarations de Shalom étaient plus explicites de celles du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui a signalé lors de l’ouverture de la réunion hebdomadaire de son gouvernement, dimanche dernier, que "les évènements de Tunisie sont un exemple qui confirme la présence d’Israël dans une région instable".

Il a précisé qu’"à la lumière de ces développements, il fallait se concentrer sur les questions de sécurité dans tout accord que nous concluons’’.
 
Source: Al-Akhbar, traduit par: moqawama.org

par Faouzi Mahbouli, samedi 15 septembre 2012

http://latunisiededina.blogspot.com