Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 21:45

جمعيات يهودية تطالب بمقاطعة البضائع الاسرائلية

سياسة اسرائيل الصهيونية تشبه الابارثيد

سركوزي يساند سياسة اسرائيل  

DES ASSOCIATIONS JUIVES APPELLENT AU BOYCOTT DES PRODUITS ISRAÉLIE

La politique d.israel et comme l.apertheid

Sarkozy soutient la panipulation d.israel

Paris le 7 Juillet 2009

 

Union Juive Française pour la Paix (UJFP)

 

 

 

 

En tant qu’associations juives attachées aux droits des peuples et en tant que citoyens mobilisés pour l’égalité, la justice et la liberté, nous ne pouvons pas supporter :

 

que l’Etat d’Israël poursuive sa politique sioniste de colonisation, d’exclusion, de dépossession, de répression, d’humiliation, d’apartheid et d’épuration ethnique contre le peuple palestinien

qu’il bénéficie d’une impunité politique sur la scène internationale alors qu’il bafoue constamment le droit international et notamment les résolutions de l’O.N.U., dont celle pour le droit au retour des réfugiés

que face à ceux qui s’opposent à sa politique il se livre à l’odieux chantage à l’antisémitisme, à la manipulation honteuse de la mémoire du génocide, chantage et manipulation relayés par ses agents dans divers pays, dont en France le CRIF (« Conseil Représentatif des Institutions Juives de France ») et soutenus activement par la politique de Sarkozy.

Parce que tous les autres moyens d’action, si utiles soient-ils (condamnations verbales, interventions auprès des élus et des gouvernements, témoignages, pétitions…) ne suffisent pas à faire plier l’Etat d’Israël, nos deux associations, l’Union Juive Française pour la Paix et le Réseau International Juif Antisioniste appellent à participer activement à la

 

CAMPAGNE INTERNATIONALE B.D.S.

Boycott Désinvestissement Sanctions

 

jusqu’à la fin de l’occupation et jusqu’à ce qu’Israël respecte le droit international

 

Cette campagne, initiée par une énorme coalition d’organisations de la société civile palestinienne et soutenue par les réfugiés palestiniens, les Palestiniens d’Israël et la minorité juive anticolonialiste israélienne, commence à porter ses fruits : ainsi la société Véolia est en train de se retirer de la construction du tramway reliant Jérusalem aux colonies israéliennes.

 

Aujourd’hui, des mobilisations se développent contre la vente de produits israéliens dans des grandes surfaces et contre le projet de Georges Frêche, président du Conseil Régional de la région Languedoc Roussillon, de transformer le port de Sète en tête de pont pour la vente en Europe des produits agricoles issus des colonies israéliennes

 

Les « plans de paix » cyniques, version Netanyahou, Kadima ou Parti travailliste, ça suffit !

 

Nous ne tolérerons pas qu’Israël écrase le peuple palestinien et menace par sa politique belliqueuse la paix dans le monde !

 

N’oublions pas les horreurs perpétrées à Gaza, exigeons la levée immédiate du blocus : face à la lâcheté des autorités politiques, un sursaut moral et politique de la société civile s’impose.

 

Le boycott de l’Afrique du Sud avait contribué à mettre fin au régime d’apartheid : aujourd’hui cette politique est nécessaire et possible contre Israël

Par maria
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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 21:42

جمعيات يهودية تطالب بمقاطعة البضائع الاسرائلية

سياسة اسرائيل الصهيونية تشبه الابارثيد

سركوزي يساند سياسة اسرائيل  

DES ASSOCIATIONS JUIVES APPELLENT AU BOYCOTT DES PRODUITS ISRAÉLIE

La politique d.israel et comme l.apertheid

Sarkozy soutient la panipulation d.israel

Paris le 7 Juillet 2009

 

Union Juive Française pour la Paix (UJFP)

 

 

 

 

En tant qu’associations juives attachées aux droits des peuples et en tant que citoyens mobilisés pour l’égalité, la justice et la liberté, nous ne pouvons pas supporter :

 

que l’Etat d’Israël poursuive sa politique sioniste de colonisation, d’exclusion, de dépossession, de répression, d’humiliation, d’apartheid et d’épuration ethnique contre le peuple palestinien

qu’il bénéficie d’une impunité politique sur la scène internationale alors qu’il bafoue constamment le droit international et notamment les résolutions de l’O.N.U., dont celle pour le droit au retour des réfugiés

que face à ceux qui s’opposent à sa politique il se livre à l’odieux chantage à l’antisémitisme, à la manipulation honteuse de la mémoire du génocide, chantage et manipulation relayés par ses agents dans divers pays, dont en France le CRIF (« Conseil Représentatif des Institutions Juives de France ») et soutenus activement par la politique de Sarkozy.

Parce que tous les autres moyens d’action, si utiles soient-ils (condamnations verbales, interventions auprès des élus et des gouvernements, témoignages, pétitions…) ne suffisent pas à faire plier l’Etat d’Israël, nos deux associations, l’Union Juive Française pour la Paix et le Réseau International Juif Antisioniste appellent à participer activement à la

 

CAMPAGNE INTERNATIONALE B.D.S.

Boycott Désinvestissement Sanctions

 

jusqu’à la fin de l’occupation et jusqu’à ce qu’Israël respecte le droit international

 

Cette campagne, initiée par une énorme coalition d’organisations de la société civile palestinienne et soutenue par les réfugiés palestiniens, les Palestiniens d’Israël et la minorité juive anticolonialiste israélienne, commence à porter ses fruits : ainsi la société Véolia est en train de se retirer de la construction du tramway reliant Jérusalem aux colonies israéliennes.

 

Aujourd’hui, des mobilisations se développent contre la vente de produits israéliens dans des grandes surfaces et contre le projet de Georges Frêche, président du Conseil Régional de la région Languedoc Roussillon, de transformer le port de Sète en tête de pont pour la vente en Europe des produits agricoles issus des colonies israéliennes

 

Les « plans de paix » cyniques, version Netanyahou, Kadima ou Parti travailliste, ça suffit !

 

Nous ne tolérerons pas qu’Israël écrase le peuple palestinien et menace par sa politique belliqueuse la paix dans le monde !

 

N’oublions pas les horreurs perpétrées à Gaza, exigeons la levée immédiate du blocus : face à la lâcheté des autorités politiques, un sursaut moral et politique de la société civile s’impose.

 

Le boycott de l’Afrique du Sud avait contribué à mettre fin au régime d’apartheid : aujourd’hui cette politique est nécessaire et possible contre Israël

Par maria
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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 21:22

 

ERGENEKON   UN RÉSEAU TERRORISTE

“STAY-BEHIND” AU SERVICE DE L’OTAN

  L’assassinat du journaliste turc- arménien Hrant Dink en janvier 2007

  Fascisme d'aujourd'hui, La guerre dure tant que durent les profits, Manipulation de l'opinion, Observatoire de l'empire, Parti de l'Ordre, Stay-behind

12 juillet 2009

 

 

Alors que les enquêtes judiciaires se poursuivent en Turquie pour faire toute la vérité sur l’Ergenekon, la presse atlantiste minimise le complot et tente de faire passer toute l’affaire pour une invention du parti islamique-démocrate au pouvoir. Pour Me Orhan Kemal Cengiz, il n’y a pourtant guerre de doute, Ergenekon est la version turque du Gladio, l’armée secrète de l’OTAN. Elle est toujours active et est responsable des attentats terroristes récents visant à déstabiliser le pays et à restaurer le pouvoir militaire.

 

Pour certaines personnes, en Turquie, le cas Ergenekon n’est qu’une fabrication du gouvernement pour saper la structure laïque de l’État.

 

Il y a beaucoup de similitudes entre l’assassinat du journaliste turc- arménien Hrant Dink en janvier 2007   celui de trois missionnaires par cinq ultranationalistes à Malatya en avril 2007 et l’assassinat du père Andrea Santoro à Trébizonde en 2006.

 

Selon certains, le parti au pouvoir se venge parce que cette affaire se retourne contre lui. Pour quelques occidentaux, l’affaire Ergenekon n’est qu’un épisode de la sale guerre entre le Parti Justice et Développement (AKP) et ceux qui entendent maintenir le statu quo en Turquie. J’essaie de me mettre à la place de l’homme de la rue en Turquie. Si j’étais l’un d’entre eux, j’en arriverais probablement à la même conclusion et penserais qu’Ergenekon n’est qu’une affaire fabriquée par certains milieux en Turquie. Il est très facile de tirer ce genre de conclusion ne serait-ce qu’en lisant les articles de la presse traditionnelle. Certains groupes de presse ont activement diffusé cette propagande, et l’ont fait en usant de méthodes sophistiquées.

 

Mon point de vue, cependant, est complètement différent de celui dont ces groupes de presse ont essayé de nous convaincre. Je suis un avocat des droits de l’homme, et j’ai eu affaire aux réseaux de l’État profond depuis longtemps. En 1997 et 1998, je travaillais sur des affaires de destruction de villages et de meurtres extra-judiciaires dans le Sud-Est de la Turquie. Je représentais des villageois kurdes devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Depuis lors, j’ai appris l’existence de JITEM —une infâme organisation illégale de la gendarmerie— dont même l’existence a toujours été niée. Le JITEM a kidnappé et tué des milliers de Kurdes qui étaient soupçonnés d’être favorables ou membres du Parti des travailleurs kurdes, (PKK). (

 

  

 

Aujourd’hui, les fondateurs de cette organisation illégale sont en prison dans le cadre de l’affaire Ergenekon. Dans les régions kurdes de la Turquie, même les enfants connaissent les noms des chefs du JITEM. Ces personnes n’ont jamais été jugées responsables des crimes qu’elles avaient commis auparavant. Dans la ligne opérationnelle d’Ergenekon, ces membres du JITEM étaient très actifs. Il y a d’autres raisons qui me font penser qu’Ergenekon est beaucoup plus étendu et beaucoup plus complexe que ne le croient la plupart des gens. Ces raisons, une fois encore, me viennent de ma propre expérience.

 

Le massacre de Malatya

En avril 2007, trois missionnaires de Malatya ont été assassinés de façon tout à fait barbare. On leur avait tranché la gorge après les avoir longuement torturés. La communauté protestante de Turquie m’avait demandé de suivre l’affaire et de représenter les familles des victimes devant la cour d’assises où les accusés seraient traduits. Après avoir pris connaissance brièvement du dossier, j’en vins à la conclusion que l’affaire était beaucoup plus complexe qu’elle n’apparaissait au premier abord. J’eus également l’impression que quelques « éléments de l’État profond » pourraient avoir participé à l’affaire de Malatya.

 

En conséquence, je décidai d’inviter des confrères d’affaires différentes dans lesquelles l’État profond était impliqué pour prendre parti dans l’affaire de Malatya. Plus de 20 avocats acceptèrent gentiment de se joindre au groupe d’avocats dans cette affaire. Cependant, ce mouvement provoqua apparemment une grande colère des auteurs effectifs derrière cette affaire. Quand nous sommes allés à Malatya, l’information dans la presse locale était choquante. Ma photo et une histoire troublante apparurent dans les journaux locaux. Ils me présentaient, moi-même et mes collègues, comme des provocateurs dont le seul but était de porter atteinte à la réputation de Malatya. Quelque temps après, je commençais à recevoir des menaces très sophistiquées et sérieuses.

 

Mais la chose la plus inquiétante et consternante se produisit plus tard. Après avoir atteint un niveau de compréhension plus avancé de l’affaire, j’en vins à la conclusion que cette affaire et quelques autres assassinats avaient quelques liens entre eux. Ayant relevé plusieurs similarités dans le meurtre du père Andrea Santoro à Trébizonde en 2006, l’assassinat du journaliste turc -arménien Hrant Dink en janvier 2007 et l’affaire du massacre de Malatya, je pensai que ces assassinats étaient exécutés par le Gladio turc. J’ai commencé à parler de ma théorie au téléphone avec mes collègues : « Dis donc, Je pense que ces affaires sont liées entre elles et que ces assassinats sont accomplis par le Gladio turc   J’en viens à cette conclusion après avoir considéré ces facteurs… » Après avoir parlé de cette hypothèse avec quelques uns de mes collègues une chose extrêmement étrange se produisit.

 

Le Gladio turc

Une semaine plus tard j’eus un appel d’un journaliste d’Istanbul. Il me dit qu’un étrange individu avait visité son journal et leur avait dit, « Santoro, Dink et les assassinats de Malatya sont liés entre eux, et ils sont tous exécutés par le Gladio turc ». Il lui expliqua aussi la structure du Gladio turc. Il traça un organigramme montrant la structure du Gladio. Montrant le sommet de la « structure de l’ organisation », il déclara que j’étais le chef du Gladio turc.

 

Je compris alors que mon analyse était vraie. L’organisation avait bien sûr mis mon téléphone sur écoute et elle n’avait pas aimé que l’avocat dans l’affaire du massacre pourrait faire beaucoup de bruit en alléguant que le massacre de Malatya était en réalité l’œuvre de l’état profond. Ils décidèrent donc de frapper un premier coup.

 

Bulent Varol Aral, l’homme qui avait visité les journaux et essayé de convaincre les journalistes que j’étais le chef du Gladio, a été arrêté plus tard dans le cadre de l’affaire du massacre de Malatya, étant suspecté par le tribunal de complicité avec les assassins.

 

Lorsque j’ai développé cette théorie, j’ignorais le nom d’Ergenekon. Aujourd’hui par contre, je sais très bien qu’Ergenekon est le nom du Gladio turc. Je sais aussi que le Gladio turc est beaucoup plus grand et plus complexe que ne l’a révélé l’affaire Ergenekon.

 

Il y en a cependant qui veulent nous faire croire qu’il n’y a pas une telle organisation, qu’Ergenekon n’est qu’une légende urbaine. Je souhaiterais qu’ils aient raison. Mais je sais très bien que nous n’avons touché que les tentacules de la pieuvre dans cette affaire Ergenekon, et que si nous ne pouvons capturer la pieuvre, dans le futur, la démocratie dans ce pays sera une légende urbaine !

 

Par Orhan Kemal Cengiz, avocat turc et chroniqueur de presse.

Article publié dans le quotidien Zaman, traduit par Gilbert Béguian pour le réseau Voltaire

Par maria
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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 20:58

 

 

La famille du procureur général du Honduras violentée par la police

après qu’il ait critiqué le coup d’état sur la chaine de télévision CNN

IES News Service  

 16/07/2009

Peu de temps après que le procureur général hondurien Jari Dixon Herrera ait déclaré depuis Washington, devant les caméras de CNN et d’autres médias internationaux, que le coup d’état au Honduras était illégitime, la police hondurienne s’est rendue chez sa famille, a vandalisé sa maison, frappé sa mère et arrêté son frère.

 

La police a commencé par encercler la maison de Mme Ada Hernández, dans la ville de Talanga, et d’en arroser la facade avec des rafales d’armes automatiques. Les agents ont ensuite défoncé la porte d’entrée et saccagé la maison. La mère de M. Herrera a été frappée puis violentée par les agents de police. Son frère a été également frappé puis emmené dans un véhicule de la police.

 

Le procureur Jari Dixon se trouve en ce moment à Washington, DC, membre d’une délégation hondurienne qui a rencontré des députés du Congrès U.S., des délégués de la Banque Mondiale ainsi que des officiels du Département d’Etat et des représentants d’organisations de défense des droits de l’homme afin de leur exposer les violations de droits commis par les nouveaux hommes forts du Honduras.

 

L’attaque contre la famille de Jari Dixon n’est que le dernier épisode d’une répression sanglante qui s’est abattue sur les opposants au coup d’état. Samedi dernier, des hommes encagoulés et armés ont attaqué la maison de Roger Bados, leader du Parti Démocrate Unifié (opposition) à San Pedro Sula et l’ont abattu devant sa famille. La mème nuit, dans la ville de Santa Barbara, un autre leader de l’opposition, Ramon Garcia a été abattu par un commando masqué,  dans la rue devant sa maison. D’autres militants du Front du refus hondurien ont été agressés, menacés ou assassinés par des commandos anonymes.

 

Ces actions violentes – dont la presse internationale et notamment U.S. ne s’est guère fait écho , rappellent les violences civiles qui ont marqué la dernière dictature militaire au Honduras, quand des escadrons de la mort paramilitaires assassinaient sélectivement des militants démocrates ou luttant pour les droits de l’homme, afin de maintenir un climat de terreur dans la population.

 

Les organisations de défense des droits de l’homme dénoncent, depuis deux semaines, la violence exercée par le régime contre quiconque critique le coup d’état. Suite au coup d’état, les nouvelles autorités putchistes ont violemment réprimé les manifestations d’opposants et les rassemblements pacifiques. Elles ont interdit et fermé des stations de radio et de télévision et intimidé voire agressé les journalistes critiques. Plus de 600 personnes sont en prison pour avoir  contesté le  coup d’état.

Par maria
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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 20:29

LA FABRICATION D’UN NOUVEL ENNEMI INTÉRIEUR

QUAND LA POLICE TRAQUE LES “ANARS”

17 juillet 2009

                                                                 web

Posted by libertesinternets under Alain Bauer, Fascisme d'aujourd'hui, Julien Coupat, Libertés publiques, Manipulation de l'opinion, Parti de l'Ordre, Xavier Raufer

 

Il faut bien désigner quelques “classes dangereuses” à la vindicte du populo, si on veut lui faire avaler la pilule des budgets sécuritaires… et quoi de mieux pour augmenter l’efficacité de la police que de se fabriquer ses propres criminels ?

 

La France a peur. Et la traque des anars ultra ne s’arrête pas à Julien Coupat. Trois tagueurs anti-fascistes ont eux aussi fait les frais d’une justice et d’une police en plein revival du terrorisme d’Action directe.

 

En 2008, la France a peur. Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l’Intérieur, met le paquet sur la menace anarcho-autonome. Avec Julien Coupat et son « gang » de Tarnac en ligne de mire. Et autour, de petites affaires Coupat, passées à peu près inaperçues.

 

Dans la nuit du 22 au 23 mai 2008, alors que l’enquête préliminaire sur les « terroristes » de Tarnac est entamée, Jean, Emilie et Julien, trois anti-fascistes, taguent le mur de l’Asiem (Association immobilière de l’Ecole militaire), dans le 7e arrondissement de Paris, où le Bloc identitaire a prévu de se réunir. L’inscription : « Identitaires, hors de nos vies ! » De quoi faire frémir de terreur flics, militaires et ministère de l’Intérieur. Et il faut croire que la peur les a gagnés en effet. A cause de ce tag malheureux, nos trois anti-fascistes subissent tout un tintouin généralement réservé aux crimes plus graves.

 

Pour commencer, perquisition au domicile de chacun. Une perquisition originale, d’après Jean qui, professeur d’histoire géographie, exerce dans un lycée de la banlieue nord parisienne et habite la capitale. L’enseignant raconte :

 

« Un matin, dix policiers sont venus sonner chez moi. L’un d’eux s’est présenté comme étant des Renseignements Généraux (RG). Devant ma femme, Emmanuelle, et mes deux enfants, les policiers ont un peu fouillé la baraque. Ils m’ont demandé où étaient les tracts et les bombes de peinture. J’ai répondu j’en ai pas ici. Ils ont demandé où étaient les armes. J’en avais pas, des armes ! Ils n’ont pas pris l’ordinateur, pensant que c’était une télévision. Bizarre. Ils m’ont demandé où étaient rangés les livres anars. Ils ne trouvaient pas parce que la plupart de nos livres sont écrits en langue étrangère – ma femme est professeur d’allemand. C’était très clair, ils cherchaient des anarcho-autonomes ».

 

Les policiers repartent, Jean sous le bras. Comme ses amis Emilie et Julien (tous deux étudiants en histoire), Jean est gardé à vue 24 heures. Sa femme Emmanuelle sera interrogée quelques jours plus tard, durant 39 heures. « Sous pression », Emilie avoue des « trucs » qui, dit-elle, « n’ont rien à voir avec la réalité ». Mais pour les flics, c’est clair, la jeune Emilie est manipulée par Jean l’enseignant, et leader du groupe anarcho-autonome.

 

Garde à vue dans les locaux d’une unité anti-racolage

Sous pression, Emilie ? Il faut dire que les gardes à vue ne se font pas dans un commissariat ordinaire… Mais dans les locaux d’une unité spéciale choc de la police urbaine de proximité, créée en octobre 2003, dans le cadre des lois Sarkozy sur la sécurité. L’USIT (Unité de soutien et d’investigation territoriale), spécialement conçue pour renforcer la lutte contre la prostitution et le racolage. Et qui, depuis peu, s’occupe de toutes les formes de criminalité en réseau (trafic de métaux, etc.).

 

Dans le cadre de l’enquête policière qui s’ensuit, le père de Jean et le proviseur adjoint du lycée dans lequel Jean enseigne sont convoqués par les flics de l’USIT. Les conversations téléphoniques des trois terroristes supposés sont surveillées et on relève, sur les lieux du « crime », les empreintes ADN et digitales. Au total, un dossier de 600 pages ! Du lourd…

 

Il faut dire que le tag tombe au mauvais moment. Quelques mois seulement après le début de l’enquête sur Tarnac et la déclaration, dans les colonnes du Monde, de Michèle Alliot-Marie, encore ministre de l’Intérieur, sur les dangers de l’ultra : « L’affaiblissement à droite comme à gauche des partis politiques qui permettent d’exprimer les frustrations sociales se traduit, l’histoire de France et de ses voisins le montre, par l’apparition de mouvements radicaux et violents » . Une déclaration que ne reniera pas Rachida Dati qui, le 3 juin 2008, adressait une petite note aux procureurs de France, afin d’attirer l’attention sur « la multiplication d’actions violentes (…) susceptibles d’être attribuées à la mouvance anarcho-autonome ».

 

Le ridicule ne tue pas, mais l’amende peut être salée

En plus de l’enquête menée par l’USIT, le petit groupe de tagueurs est sous le coup d’une enquête judiciaire. A cause de la plainte, déposée par l’Asiem (l’Association immobilière de l’Ecole militaire), pour « dégradation ou détérioration de bien par inscription ou dessin sur le territoire national ».

 

Le procès, qui s’est tenu mercredi 1er juillet, inspirait bien plus le ridicule que la crainte de voir ressurgir Action Directe. Le ridicule de voir à quel point la vingtaine de jeunes du réseau No Pasaran, venus soutenir leurs amis, ne ressemblent pas aux terroristes de Michèle Alliot-Marie. S’ils luttent « contre le système capitaliste », le « fascisme » et « l’extrême droite » de façon « radicale », c’est toujours « sans violence ». Le ridicule, aussi, de voir le hiatus entre l’épaisseur de l’enquête et le verdict, presque mesquin : 250 euros d’amende par personne.

Par maria
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  • : . إلى نواة القاعدة في شمال إفريقيا ؟gspc.لمادا تحولت. الجماعات الإسلامية في بلدان المغرب تدربت في الجزائر عناصر اللون الافريقي للقاعدة،ولغز الفرنسي ريشارد روبار الملقب بالأمير ذو العيون الزرقاء الأزمة الا منية التي عاشتها الجزائر مند بداية عام 1990 جعلت منها محطة انطار الكثير من التنظيمات الإسلامية المخترقة من طرف اجهزة المخابرات الغربية وعلى رأسها السي أي جماعات مسلحة تبنت العمل المسلح للإسقاط ا انطمة الحكم في البلدان العربية و الإسلامية حيث اصبحت منطقة المغرب العربي بعد
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